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Le surremplissage se donne : lire la courbe de poids par rapport au poids déclaré

Chaque gramme au-dessus du poids déclaré est du produit expédié gratuitement. La courbe de poids montre combien, et c’est la dispersion, pas la moyenne, qui permet d’abaisser la cible en toute sécurité.

L’équipe totalMOS5 min de lecture

Un sachet de mozzarella râpée sur une balance en acier inoxydable au bout d’une ligne de remplissage, à côté d’une rangée de sachets remplis.

À retenir

  • Quatre grammes de trop sur un sac de 250 g, c’est 1,6 % du produit donné à chaque sac.
  • La cible se situe au-dessus du poids déclaré à cause de la dispersion. Réduisez la dispersion de moitié et vous pouvez réduire le surremplissage de moitié.
  • Jugez chaque lot de deux façons : la moyenne par rapport au poids déclaré, et chaque emballage par rapport à la tolérance sous ce poids.
  • Une courbe de poids par ordre de production, comparée au poids déclaré, montre la dérive avant le rapport de rendement.

Le coût que personne ne facture

Une remplisseuse réglée pour livrer un sac de 250 g à 254 g fait son travail : presque rien ne sort en déficit et aucun inspecteur n’appelle. Elle donne aussi 4 g à chaque sac, soit 1,6 % du produit, et personne n’envoie de facture pour ça.

Faites le calcul sur une seule ligne. À 20 000 sacs par jour, 4 g par sac représentent 80 kg de produit par jour. Sur 250 jours de production, c’est 20 tonnes. À 10 $ le kilogramme de produit fini, la ligne expédie 200 000 $ par année de fromage, de croustilles ou de crème qu’aucun client n’a payés.

Pourquoi la cible se situe au-dessus du poids déclaré

Aucune remplisseuse ne met exactement 250 g dans chaque sac. Les poids se dispersent autour de la cible, et plus la dispersion est grande, plus la cible doit se situer au-dessus du poids déclaré pour empêcher les sacs légers de sortir en déficit.

La plupart des règles sur la quantité nette, y compris celles du Canada, jugent un lot de deux façons : la moyenne d’un échantillon par rapport à la quantité déclarée, et chaque emballage par rapport à une tolérance sous cette quantité. Les tolérances exactes dépendent du produit et de la réglementation qui s’y applique ; validez-les avec la personne responsable de l’étiquetage à votre usine. Ce qui ne change pas, c’est l’arithmétique : une usine qui ne veut presque aucun emballage sous la tolérance règle sa cible à environ deux ou trois écarts types au-dessus du poids déclaré.

  • Avec un écart type de 2 g, la cible tombe autour de 254 g pour un sac de 250 g.
  • Ramenez l’écart type à 1 g et la même marge de sécurité place la cible près de 252 g.
  • C’est 2 g par sac, soit 40 kg par jour sur la ligne ci-dessus, récupérés sans expédier un seul sac en déficit.

Voilà pourquoi la dispersion compte plus que la moyenne. Abaisser la moyenne sans resserrer la dispersion ne fait qu’échanger du surremplissage contre des emballages en déficit. C’est en resserrant la dispersion qu’on gagne le droit de déplacer la cible.

Lire la courbe de poids

Une courbe de poids trace chaque échantillon pesé d’un ordre de production dans le temps, par rapport au poids déclaré et aux limites. Lue comme une courbe plutôt que comme une colonne de chiffres sur une feuille de contrôle papier, elle répond aux questions qu’un superviseur se pose vraiment :

  • La moyenne est-elle là où nous l’avons réglée ? Une courbe qui se tient 6 g au-dessus du poids déclaré quand la cible est de 254 g, c’est une remplisseuse qui surremplit, pas une remplisseuse qui fait son travail.
  • La dispersion est-elle stable ? Une bande qui s’élargit après le dîner pointe vers le niveau de la trémie, la température du produit ou une pièce usée, pas vers l’opérateur.
  • Y a-t-il une dérive ? Une lente montée pendant un quart de travail est le signe classique d’une remplisseuse qui compense un problème en amont. Détectée au troisième échantillon, elle coûte quelques kilogrammes ; détectée au rapport de rendement, elle coûte une semaine.
  • Quelle machine ? Deux remplisseuses sur le même produit avec des dispersions différentes méritent des cibles différentes, et un Pareto par machine indique laquelle corriger en premier.

Abaisser la cible, dans l’ordre

  1. 1Pesez selon un horaire, pas quand quelqu’un y pense. Un échantillon fixe de sacs à une fréquence fixe, c’est ce qui transforme des poids en courbe.
  2. 2Jugez chaque échantillon par rapport aux deux limites dès qu’il est pesé : le minimum pour chaque emballage et la moyenne par rapport au poids déclaré.
  3. 3Traitez un poids hors spécification comme une non-conformité, avec le produit en retenue, plutôt que comme un chiffre à noter avant de passer à autre chose.
  4. 4Corrigez la dispersion avant de toucher à la cible : joints usés, niveau de la trémie, température du produit, réglages de la remplisseuse.
  5. 5Seulement ensuite, avec quelques semaines de courbes plus serrées derrière vous, abaissez la cible, et surveillez la courbe des premiers lots qui tournent avec ce réglage.

Comment totalMOS s’en occupe

Dans totalMOS, un contrôle de poids est un contrôle comme les autres, avec sa taille d’échantillon, sa fréquence et ses limites, dont une limite sur la moyenne par rapport au poids déclaré. Chaque lecture est jugée selon la spécification du produit dès qu’elle est saisie sur l’iPad à la ligne, un poids hors spécification ouvre une non-conformité avant que le contrôle puisse être fermé, et chaque ordre de production trace sa propre courbe de poids par rapport à son poids déclaré dans l’application Web, à côté du Pareto par machine. L’usine laitière de démonstration montre les contrôles de poids qu’elle effectue.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le surremplissage ?

Le produit expédié au-delà de la quantité déclarée sur l’étiquette. C’est légal et invisible pour le client, mais chaque gramme de trop est du produit que l’usine a fabriqué sans être payée.

Est-il plus prudent de remplir bien au-dessus du poids déclaré ?

C’est plus prudent face aux emballages en déficit et coûteux en produit. La façon la moins chère d’être prudent est de resserrer la dispersion des poids de remplissage, ce qui permet d’abaisser la cible sans ajouter d’emballages en déficit.

À quelle fréquence faut-il vérifier les poids de remplissage ?

Assez souvent pour détecter une dérive avant la fin d’un lot : selon un horaire fixé par produit et par ligne, avec un nombre fixe d’emballages par échantillon. Une remplisseuse qui dérive en moins d’une heure doit être vérifiée plus d’une fois par quart.

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